(d’après l’ouvrage de Philippe Batel et Serge Nédélec : Alcool : de l’esclavage à la liberté, Editions Demos, 2007)
Lorsqu’un enfant, un père, une mère, une femme, un mari ou quelqu’un de proche de nous a de toute évidence un problème de maîtrise de sa consommation d’alcool, il n’est jamais aisé d’en parler et encore moins de savoir ce qu’il convient de faire pour l’aider.
S’entretenir avec un malade alcoolique à propos de son problème est une difficulté réelle. S’il a une certaine conscience de sa manière pathologique de boire, en général, il ne parvient pas à l’accepter et à le reconnaître vraiment. Il ne boit pas par plaisir ou dans l’intention de vous faire souffrir, il boit pour anesthésier sa propre souffrance et ne sait pas comment faire autrement. Alors, l’aider c’est l’accompagner pour qu’il reconnaisse pleinement qu’il a un réel problème d’alcool, qu’il ne peut pas s’en sortir tout seul et qu’il existe des solutions à ses difficultés, d’autres moyens de faire face à ses souffrances.
La maladie alcoolique est une pathologie complexe dont le soin demande du temps. Elle ne peut se résoudre simplement. Aussi aurez-vous besoin de patience mais aussi de fermeté et de cohérence dans votre attitude pour aider votre proche à s’en sortir. La dépendance à l’alcool n’est en aucun cas une fatalité ou une malédiction : vous pouvez faire quelque chose pour aider une personne de votre entourage à s’en sortir, mais vous y parviendrez difficilement tout seul.













