L’alcoolodépendance
(d’après l’ouvrage de Philippe Batel et Serge Nédélec : Alcool : de l’esclavage à la liberté, Editions Demos, 2007)
L’alcoolodépendance, ou dépendance à l’alcool, est souvent appelée « alcoolisme » dans le langage courant.
La dépendance à l’alcool n’est pas définie par une fréquence de consommation ou une quantité bue. Le symptôme clé de l’alcoolodépendance est la perte de maîtrise de sa consommation d’alcool. Elle est la complication tardive et fréquente de l’usage nocif de l’alcool. À ce stade, boire de l’alcool est devenu un besoin. Classiquement, on distingue deux types d’alcoolodépendance : la dépendance physique et la dépendance psychologique.
La dépendance physique
Pour le consommateur régulier et quotidien, elle se repère par la baisse des effets immédiats de l’alcool alors que la quantité consommée est constante ou par la nécessité d’augmenter la dose pour obtenir le même effet. Lors de l’arrêt brutal de l’alcool, des symptômes dits de sevrage font leur apparition : anxiété, tremblements, sueurs, agitation ou crise d’épilepsie obligeant souvent le malade alcoolique à boire dès le matin pour calmer ces symptômes.
La dépendance psychologique
C’est l’incapacité d’un sujet à résister à l’envie de boire, malgré l’expérience acquise que sa consommation d’alcool peut engendrer des dommages.
Situations évoquant la perte de maîtrise de la consommation d’alcool
- En fin de journée ou de soirée, faire le constat que l’on a consommé plus d’alcool que ce que l’on avait prévu
- Angoisse et inquiétude à l’idée de ne pas disposer d’alcool
- Difficulté à s’abstenir de boire dans les situations à risque (conduite d’un véhicule, travail, etc.)
- Envie incontrôlable de boire
- Épisodes d’ivresse répétés
- Incapacité à modifier sa consommation d’alcool alors qu’un dommage a été repéré
- Tendance à augmenter les doses d’alcool consommées pour maintenir les mêmes effets
- Boire plus par besoin que par plaisir
- Survenue de symptômes tels qu’une instabilité, une anxiété, des sueurs, des nausées, des vomissements, des tremblements apparaissant après quelques heures sans alcool et calmés par la consommation d’alcool
Si vous pensez que vous êtes alcoolodépendant ou qu’un de vos proches l’est, parlez-en à votre médecin.
Vous pouvez aussi consulter la rubrique « Se faire aider ».













